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24 septembre 2019 2 24 /09 /septembre /2019 09:45

Le bien-être des élèves et des professeurs pour une École de la réussite.

Organiser de meilleures conditions de travail, pour tous, dans les établissements scolaires est un préalable à toute ambition de réussite pour les élèves comme pour les enseignants. La nécessité se s’appuyer sur les concepts et méthodologies de l’ergonomie n’est plus à discuter. Cette approche du travail humain a fait et fait ses preuves dans le monde du travail adulte. Pourquoi ne pas s’en servir dans le monde scolaire ?

Les notions de compatibilité ou d’adéquation ou d’équilibre sont les objectifs visés par l’ergonome. Quand il y a conflit entre ce qu’est l’opérateur du point de vue biologique, psychologique, cognitif, conatif, et les conditions de travail auxquelles il doit répondre du point de vue des relations humaines mais aussi par rapport aux organisations temporelles, matérielles, économiques, c’est souffrance pour l’opérateur. Quand il est demandé à un élève d’apprendre alors que son contexte de vie ne lui permet pas de satisfaire ses besoins biologiques ou affectifs alors il n’arrivera plus à apprendre.

 

L’expression première de ce conflit pourra être d’abord des difficultés d’apprentissages très vite réinterprétées en troubles du développement avec toute la kyrielle des dys., puis apparaîtra le repli sur soi, le refus de s’investir, l’absentéisme, la violence, etc… Ces profils comportementaux sont le plus souvent traités de manière curative alors que l’ergonomie propose une démarche préventive.  

Sur quelles bases l’ergonomie s’appuie-t-elle pour prévenir le plus possible les dysfonctionnements observés afin de créer cet équilibre reconnu comme extrêmement fragile ?   

Dans tous les travaux que nous avons menés dans le monde scolaire, nous avons démontré que l’approche ergonomique du travail scolaire doit s’appuyer sur six grands principes :

Premier principe : L’ergonomie affirme avec force que la seule chose qui soit généralisable à toutes les situations de travail, qu’elles produisent des services, des objets industriels, etc., ce sont les connaissances sur les individus eux-mêmes. Il en est de même dans le cadre de l’aménagement ergonomique des situations scolaires ; seules les connaissances sur les besoins fondamentaux des enfants, adolescents sont généralisables à l’ensemble du monde de l’École, école primaire, collège, lycée. La notion de besoins fondamentaux rassemble à la fois les besoins biologiques sensu stricto comme les besoins alimentaires, les besoins de sommeil nocturne, les besoins de pauses ou de sommeils diurnes, mais aussi les besoins affectifs et sécuritaires et évidemment les besoins d’outils pour apprendre.

Deuxième principe : L’objectif de tout changement devra conduire vers des conditions de vie et de travail de mieux en mieux compatibles avec les besoins fondamentaux des élèves.

Tout changement doit prendre en compte la réalité vécue par les élèves afin qu’il se traduise par le respect amélioré de leurs besoins fondamentaux.

 Par exemple :

Trouver des organisations pour permettre aux enfants qui en ont encore besoin de dormir pendant la pause méridienne. 

Mettre en place une culture commune sur le besoin de pauses pendant la journée à l’école, au collège ou au lycée.

Penser l’emploi du temps comme dispositif pédagogique conçu au regard du niveau de développement des enfants et de l’ambition que l’enseignant a d’atteindre ses objectifs.

 

Troisième principe : La notion de choix à risque à priori et l’intérêt du compromis.

Comme dans toute situation de travail, il y a des contraintes non négociables qui d’évidence peuvent contrarier l’objectif d’équilibre, mettant à mal le respect des besoins fondamentaux des élèves (comme les horaires des cars de ramassage scolaire, par exemple). L’ergonome doit alors analyser la situation pour comprendre sur quel bouton appuyer pour rééquilibrer une situation de travail en difficulté.

Exemple : les temps scolaires imposés par des réalités non négociables et la nécessité, pour retrouver un équilibre, de mettre en place des pauses. Des vraies pauses, pas les récréations telles qu’elles sont habituellement comprises et organisées car elles sont génératrices de stress qui perturbe la qualité du travail dans les classes ou les cours et sont démontrées comme génératrices d’accidents.

Quatrième principe : L’amélioration des conditions de vie et de travail des uns ne doit pas détériorer les conditions de vie et de travail des autres.

Il serait un danger certain de ne penser l’ergonomie appliquée au monde scolaire que par rapport aux élèves ou aux adultes qui y travaillent. L’ergonome pense l’équilibre d’un système et cet équilibre nécessite que chacun, élèves, enseignants et les autres, soit « bien » au travail.

Exemple : la gestion du bruit dans un établissement scolaire

Cinquième principe : les choix ergonomiques seront l’aboutissement d’une réflexion collective

Tout aménagement qu’il soit organisationnel, technique, humain, doit s’appuyer sur une culture commune sur les besoins fondamentaux des élèves afin qu’il y ait une réelle complémentarité entre les différents temps de sa vie en tant qu’élève et en tant qu’enfant et adolescent. La complémentarité entre les projets conduits par les acteurs de l’Éducation nationale, les collectivités territoriales et les parents est une nécessité pour accompagner efficacement les jeunes dans leur développement intellectuel

Sixième principe : Un choix n’est pas toujours transférable tel quel

L’ergonomie met en garde contre l’idée que des modèles extraits de situations scolaires et de politiques éducatives développées au-delà de la France puissent être transférées dans les situations scolaires françaises en gardant leur efficacité.   L’ergonomie défend l’idée que chaque situation scolaire et de vie est singulière ce qui signifie qu’un choix heureux à un endroit pourrait être inadapté ailleurs.

N’ y a-t-il vraiment pas un modèle ailleurs qui mériterait d’être copié ?  La réponse pourra être positive si les décideurs se sont assurés que les choix transférés répondent à l’interrogation suivante :  La transformation programmée permet-elle que les élèves puissent respecter encore mieux qu’avant leurs besoins fondamentaux ?  Le transfert pourra se faire si le projet est que le futur contexte de vie et de travail génère une situation plus adaptée aux besoins des élèves

Quand tous ces critères auront été vérifiés, alors et seulement alors, la mise en place du changement sera validée.

Voila quelques principes qui devraient être appliqués chaque fois que l’on « change » l’Ecole, le Collège ou le Lycée qu’il s’agisse des espaces, des outils didactiques comme les tablettes ou le tableau interactif, des temps comme le nombre d’heures de cours sur une journée, etc

Hélas c’est trop rarement le cas. Pourtant il y a urgence à ce que l’ergonomie soit une compétence reconnue au sein de l’Education Nationale, pour éviter que des élèves, des enseignants mais aussi des parents expriment une certaine démotivation, ou de la fatigue, ou encore de l’inquiétude, ou les trois à la fois.

Par contre l’espoir est là car un bien-être se met en place quand des aménagements sont faits en tenant compte des besoins des élèves….

 

 

 

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21 mai 2019 2 21 /05 /mai /2019 20:09

 

Une école inclusive pour tous les enfants qu’ils soient handicapés ou pas, grands ou petits, quelles que soient leurs histoires personnelles.

 Une école inclusive afin que chacun vive à l’Ecole des grands et des petits bonheurs, des bons et parfois de moins bons souvenirs, en bref que chacun s’approprie les bons outils pour aller vers l’âge adulte.

Nous savons tous que le développement de chaque enfant et adolescent c’est à dire la construction d’une régulation des émotions efficace, d’une estime de soi correcte et d’une construction harmonieuse des compétences premières est pour une grande part dépendant de ses conditions de vie et d’apprentissages

Le respect de ses besoins fondamentaux est le socle sur lequel devraient s’appuyer tous les choix organisationnels techniques et humains qui définissent les contraintes dans lesquels il doit apprendre. L’ergonomie est une science humaine qui s’appuie sur les besoins des individus pour trouver le plus juste compromis avec les contraintes contextuelles afin d’assurer une bonne santé tant de l’entreprise elle-même que des opérateurs.

L’analyse des situations de travail des élèves force le constat que plusieurs éléments contextuels comme la complexité de la langue ou l’âge d’entrée en scolarité obligatoire freinent chez certains l’acquisition de compétences langagières. Ces difficultés d’apprentissage sont souvent à tort associées à des troubles d’apprentissages comme la dyslexie. Pourquoi n’attendons-nous pas qu’ils aient grandi avant de savoir lire et écrire ?

Certes, les compétences langagières souffrent de la complexité de la langue française dans laquelle un phonème peut correspondre à plusieurs graphèmes. Prenons pour exemple les langues anglaise et italienne : en anglais on note 40 phonèmes pour 1120 graphèmes alors qu’en italien il y a 25 phonèmes pour 33 graphèmes. Il serait pertinent de faire un lien entre ces données et le fait qu’il y a 2 à 3 fois plus de dyslexiques en Angleterre qu’en Italie

 L'âge d’entrée dans les apprentissages scolaires devrait être également envisagé comme un déterminant possible des troubles de l’apprentissage.  Quelques données le confirment :

  • Les compétences en lecture d’enfants qui ont appris à lire à 5 ans sont significativement moins bonnes par rapport à celles d’enfants qui ont appris à lire à 7 ans (Nouvelle Zélande)
  • Au Québec (INESSS), les diagnostics de TDAH sont plus fréquents chez les enfants nés en été — au cours des mois de juin, de juillet et d’août — et qui ont fait leur entrée à l’école à un âge plus précoce que leurs camarades de classe.  

Parlons maintenant des causes possibles liées aux caractéristiques biologiques de chaque élève. Elles sont les mêmes pour Tous donc plus aisées à prendre en compte pour faire des choix de temps, d’espaces, de moments pour apprendre, de pratiques pédagogiques, de supports didactiques etc. Le respect des besoins fondamentaux de chaque élève devrait être le socle de la culture commune de tous ceux qui participent à la définition des conditions de vie et de travail des élèves 

Par exemple, nous savons tous que la vitesse de développement de l’enfant est personnelle…car l’enfant est tout simplement un individu qui peut être

  • prématuré
  • né en fin d’année
  • avoir évolué dans une instabilité affective
  • et sûrement beaucoup d’autres raisons qui expliquent « la merveille de singularités » qui le définit (Albert Jacquard)

Cette singularité explique que tous les enfants n’ont pas construit au même âge les clefs pour être élèves. Alors qu’est-ce qui justifie que l’Ecole soit aussi normative, elle qui n’inclue sur les bons rails que les élèves qui sont dans la norme ou met en place des dispositifs coûteux pour ramener les autres sur le bon chemin. Être dans une démarche préventive plutôt que d’être dans une perspective curative serait, à n’en pas douter, plus efficace

Connaître l’enfant pour comprendre l’élève c’est se demander quelles capacités l’élève doit avoir construites pour rentrer dans la lecture, l’écriture et les opérations mathématiques premières ?

  • Être latéralisé et avoir construit le concept d’espace
  • Être en capacité de discriminer des sons, avoir développé son ouïe
  • Avoir développé ses réflexes cérébraux attentionnels (Les écrans surexcitent le système bottom-up et ne permettent pas de développer le système top-down, pourtant précieux pour les apprentissages scolaires. C’est précisément le système top-down qu’il faut aider à développer)  

Au-delà du respect de sa vitesse de développement, quels besoins le jeune doit satisfaire pour qu’il puisse faire son travail d’élève ?

  • Dans le cadre de la prise en compte des besoins biologiques sensu stricto nous sommes attentifs aux respects des besoins alimentaires. Nous avons, dans plusieurs établissements de la maternelle au lycée, mis en place des petits déjeuners complets avant d’entrer en classe ou en cours. Le cerveau a besoin de nutriments pour pouvoir comprendre !
  • Parmi ces besoins premiers, nous avons convaincu de nombreuses équipes de faire en sorte que l’emploi du temps soit un dispositif pédagogique efficace c’est-à-dire qu’il aide les élèves à rester dans les tâches d’apprentissage. La récréation à la carte améliore de façon visible le travail des élèves et évidement celui des enseignants. L’accueil direct dans les classes plutôt que de contraindre les élèves à rester dans des espaces bruyants et inconfortables avant les cours ou la classe a également amélioré de façon sensible le bruit dans les établissements et la disponibilité au travail de tous.
  • Émotion et apprentissage sont indissociables. Alors quels dispositifs mettre en place pour que les élèves restent confiants dans leur capacité à réussir leur scolarité ? Je donne un seul exemple de dispositif mis en place et qui permet à tous les élèves de prendre la parole et donc d’avancer dans leurs réflexions : les rituels de prise de parole qui imposent aux élèves et surtout à ceux qui trouvent très vite la réponse à la question posée d’attendre que ceux qui sont plus lents dans le traitement de l’information, trouvent eux aussi la réponse.
  • Enfin la nécessité de temps calmes et non contraints s’impose s’il est souhaité que les élèves puissent travailler toute une longue journée. Dans de nombreux établissements, nous avons mis en place la pause définie comme un instant où le cerveau de l’élève reçoit le moins de stimuli possible (pas de bruit, pas de déplacement, pas de parole échangée avec les autres, une posture relâchée sur la table) et nous avons démontré que ce dispositif dont la durée peut aller de 15 minutes en élémentaire à 2 minutes au collège et au lycée,  améliore significativement la disponibilité des élèves après 45 minutes de cours par rapport à la situation où, en début de cours, ils n’ont pas fait de pause.

 

Alors, comment aménager leurs contextes de vie dans les établissements scolaires ?

L’approche ergonomique des conditions de vie et de travail en établissements scolaires nous conduit à énumérer des dispositifs nécessaires et indispensables pour une école réellement inclusive :

  • Respect des besoins de sommeil diurne.  Un enfant peut encore avoir besoin de dormir durant la pause méridienne alors qu’au regard d’une norme qui oublie le respect de l’enfant -chacun grandissant à sa propre vitesse-   la sieste n’est plus proposée à des enfants qui en auraient encore besoin. Cette position est d’autant plus dramatique que certains troubles comme les troubles attentionnels sont souvent liés à des problèmes de sommeil malade.
  • Respect des besoins de sommeil nocturne. Certes les parents sont très concernés par ce moment de vie de leur enfant. Mais que fait-on quand on les accueille le matin dans une école maternelle ? A-t-il la possibilité de finir sa nuit de sommeil? Besoin encore plus marqué chez les enfants qui ont des maladies chroniques ou qui expriment des troubles des apprentissages. De plus, le travail sur écran perturbe la qualité du sommeil. Quand sera-t-il mis en place un cadre législatif qui réglemente les temps d’exposition pendant la journée de travail de l’élève y compris durant son travail scolaire à la maison ? Il est pourtant démontré que l’exposition aux écrans réduit la production de mélatonine, hormone du sommeil
  • Respect des besoins de calme et de temps non contraints. Le repos diurne pour tous exige un environnement calme en milieu de journée, des récréations moins accidentogènes, moins source de stress pour l’élève qui, au retour en classe, n’est plus en capacité d’être élève. La gestion des pauses méridiennes est souvent délétère pour les apprentissages l’après-midi. L’élève est épuisé.
  • Contrôle des situations stressantes (récréations à la carte, entrée directement dans les salles, etc.). Les cours de récréation  sont souvent considérées par les sociologues comme le lieu des interactions spontanées entre élèves et des moments ils se socialisent. Pour les ergonomes ce sont des moments qui ne permettent pas aux élèves de recréer des ressources pour continuer leur travail. Mais c’est surtout des situations dans lesquelles les enfants porteurs de troubles comme l’autisme sont très mal.
  • Pas de bruit (sonnerie, cours de récréation, etc.). Certains troubles du développement s’accompagnent de la phobie du bruit avec des comportements d’angoisse quand survient un bruit de forte intensité. Dans les établissements il est souvent dit que les sonneries sont extrêmement perturbantes pour les enseignants et les élèves. Il est alors aisé de comprendre l’effet qu’elles peuvent engendrer chez des jeunes fragilisés par un handicap cognitif.
  • Ne pas oublier les espaces (contraste lumineux, couleurs des murs, surcharges informationnelles, etc.) qui doivent permettre aux élèves et aux enseignants de réaliser leur travail respectif.  Concevoir des espaces adaptés aux capacités motrices limitées de tel élève, à la déficience auditive ou visuelle de tel autre, au besoin incontrôlable de bouger d’un troisième, aux capacités attentionnelles non abouties d’un quatrième, à la nécessité de partager l’espace classe avec des personnes qui accompagnent les élèves porteurs de troubles ou de maladies chroniques, est d’une réelle complexité quand ces mêmes espaces ont été conçus pour d’autres réalités. Ce sont là les difficultés quotidiennes que les enseignants doivent gérer. Les espaces doivent pouvoir les accompagner. 

 

En conclusion, faisons-en sorte que l’école soit réellement inclusive……………………. grâce à l’approche ergonomique des situations scolaires et l’amélioration des conditions de vie et de travail de tous les élèves

 Ajoutons à cet enjeu fondamental d’autres projets absolument complémentaires comme :

 

  • Développer dans la formation des enseignants et de la hiérarchie de l’EN l’approche neuroscientifique et ergonomique de l’apprentissage
  • Proposer des réflexions dans le cadre des dispositifs pédagogiques « Education à la santé et à la citoyenneté » dès l’Ecole primaire
  • Transmettre des connaissances aux parents d’élèves sur les besoins de leurs enfants pour qu’ils aient un développement intellectuel et social le plus harmonieux possible
  • Intervenir dans la formation des acteurs des collectivités territoriales
  • Plus ambitieux encore : modifier la « forme » scolaire actuelle en remettant en cause la notion de classe (modèle simultané Guizot, 18331834)

     

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25 septembre 2012 2 25 /09 /septembre /2012 19:31

Pour refonder l'école, la bâtir sur de nouvelles bases, il faudrait:

  1. Changer les représentations collectives sur la finalité du système éducatif français. Ce dernier est obsédé à l'heure actuelle par la transmission des savoirs savants aux élèves. Ne pourrait-il pas diriger ses priorités vers l'accompagnement du jeune dans son développement intellectuel? la France  appartient au modèle latin. Et si elle infléchissait  ses projets vers le modèle dit différencié dans lequel être différent, apprendre moins vite que l'autre, c'est normal. C'est tout simplement humain.
  2. Arrêter de normaliser le développement de l'enfant. A tel âge, il doit être capable de..... Non. ....Dans une famille, les parents ne qualifient pas leur cadet de crétin parce qu'il a marché ou parlé moins tôt que l'aîné?
  3. Penser que les conditions de travail subies par les élèves durant leur journée scolaire sont un des premiers facteurs d'inégalité des chances. On ne peut plus sélectionner les élèves en fonction de leur résistance à des contraintes insupportables fixées par les adultes;

Si les décideurs investissent ces trois projets alors, oui, on pourra être fier de l'Ecole de la République.

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26 juillet 2011 2 26 /07 /juillet /2011 13:07

 

Que faire en tant que parents pour aider son enfant à réussir son année scolaire?

 

Première condition: faire en sorte que son enfant ait ses besoins de sommeil respecté :  Le sommeil est indispensable pour mettre en mémoire ce qu'il a vécu et appris pendant la journée qui vient de s'achever et pour qu'il soit dans un équilibre positif pour vivre la journée qui va commencer.

 

Deuxième condition : faire en sorte que quoi qu'il vive il reste toujours confiant dans ses capacités à réussir à apprendre. La peur de la note, la perte de confiance en soi empêchent tout simplement le cerveau de continuer à construire de nouvelles mémoires.

 

Troisième condition : ne jamais critiquer devant lui ses enseignants ou les responsables et administratifs de son établissement scolaire quoi que vous pensiez de leurs comportements ou pratiques. Mieux vaut privilégier le dialogue direct entre adultes.

 

Quatrième condition: l'engager à développer un trait de personnalité appelé conscience du travail à faire ou être consciencieux. Le goût de l'effort passe par le fait qu'il donne du sens à ce qu'il apprend, qu'il a compris que quand il commence une tâche il doit aller jusqu'au bout de sa réalisation -  à vous parents d'être raisonnables dans vos exigences, bien sûr -, qu'il a du plaisir à apprendre - Il ne s'investira pas dans un travail scolaire qui n'est que souffrance pour lui-.

 

En bref, parents ce que vous devez faire c'est lui donner un cadre de vie basé sur une relation  respectueuse de ses besoins biologiques et émotionnels la plus positive possible pour qu'il puisse faire ce difficile travail qui est celui qu'on  lui mpose dans toutes nos écoles de la maternelle au lycée et même au delà. Je ne parle pas içi de contextes matériels basés sur la capacité que vous auriez à être de grands concommateurs. Non, c'est tout simplement comprendre que pour que votre enfant puisse faire son métier d'élève il y a des conditions à respecter  

 

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9 mai 2011 1 09 /05 /mai /2011 12:02

 Et si nous pensions à la formation professionnelle des adultes….

 

 Le projet  de cette courte réflexion est d’affirmer l’évidence que toute situation de transmission de savoir, savoir faire ou savoir être vers l’adulte en formation et/ou en construction de nouvelles compétences, doit s’appuyer en priorité sur la prise en compte des personnes elles-mêmes en formation. L’approche ergonomique des situations de formation exige que tous les choix pédagogiques c'est-à-dire organisationnels, que tous les dispositifs didactiques c'est-à-dire les objectifs de compétences à faire acquérir et la façon dont elles sont transmises ou autrement dit l’ingénierie des savoirs, permettent à celui qui est en formation d’apprendre. La compréhension de la situation d’apprentissage doit s’appuyer sur la recherche en permanence du meilleur équilibre possible entre l’opérateur en formation et les caractéristiques organisationnelles, pédagogiques, didactiques de la situation  d’apprentissage.

Nous proposons plusieurs axes de réflexion :

1  La conception ergonomique de la situation de formation

Cette approche amène à faire le constat qu’aucun paramètre contextuel  n’est neutre dans la situation de formation afin que l’adulte puisse avoir un développement intellectuel en harmonie avec ses propres projets et ceux des formateurs et de l’entreprise dans laquelle il est déjà, où il sera plus tard.  

2 Les pratiques pédagogiques en formation

 L’adulte doit pouvoir construire de nouvelles compétences en s’appuyant sur son histoire personnelle.

Les pratiques d’évaluations  doivent s’appuyer sur l’exigence de sens et de sentiment de sécurité pour l’adulte stagiaire, usager en formation.

3  L’importance des compétences métacognitives au-delà des objectifs didactiques souvent réducteurs.

Ce même adulte a besoin d’outils cognitifs pour s’approprier des compétences professionnelles nouvelles. Cette condition fondamentale pour accompagner le développement du sujet humain semble trop souvent oubliée dans les plans de formation.

Les  cibles  à atteindre pour les personnes en formation, au delà  de la maîtrise des savoirs professionnels en jeu dans la situation  d’apprentissage,  sont :

-         Apprendre à se connaître soi-même

-          Garder l’estime de soi (développer des compétences émotionnelles)

-          Apprendre à apprendre (développer des compétences métacognitives)

-          Apprendre à communiquer

4  Clefs pour construire un dispositif de formation pour adulte efficace.

En bref en s’appuyant sur l’approche ergonomique des situations de formation enrichie des connaissances extraites du champ des neurosciences et de la psychologie cognitive nous sommes en capacité de définir les caractéristiques d’une formation professionnelle performante. Nous affirmons que l’ambition de toute formation professionnelle est d’accompagner non seulement un opérateur à un instant précis de son histoire professionnelle mais aussi un individu en construction tout au long de sa vie.  Les formateurs, les entreprises ou autres organisateurs ne doivent jamais oublier que l’opérateur et l’individu ne sont qu’une seule et même personne s’ils ont pour ambition d’inscrire leurs actions de formation dans un projet de développement durable…

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31 mars 2011 4 31 /03 /mars /2011 14:03

 

 Le secret de l’Éducation passe par le respect de l’Élève, écrivait le poète américain Emerson (1803-1882)

 

Une visite récente au Québec m’a fait prendre conscience que les systèmes éducatifs que ce soit ici en France ou là-bas au Canada sont confrontés à de vrais problèmes (horaires scolaires lourds, travail à la maison intense, restauration collective inadaptées aux besoins des élèves, gestion aléatoire des personnels enseignants, etc.)  Cependant ces réalités communes  n’ont pas les mêmes conséquences sur l’efficacité des systèmes respectifs  (enquête PISA qui situe le Québec en 4ème position et la France en 25ème position par rapport à un ensemble de compétences maîtrisées par les élèves en fin de scolarité obligatoire). Cet écart peut être justifié par la conception que chacun des pays a des situations d’apprentissage scolaires. Le système canadien s’appuie sur l’idée qu'il doit accompagner le jeune dans son développement alors que système éducatif français se donne pour objectif premier de transmettre des savoirs aux élèves.  Ce qui m’a le plus marquée là-bas c’est la qualité de la relation  jeune - adulte et l’empathie qui anime le lien professeur-élève. Pas de violence verbale des adultes vers les élèves. En France l’évaluation sanction marque de façon criminelle la culture scolaire alors que l’encouragement à mieux faire est une attitude quasiment systématique de l’enseignant québécois. Les élèves sont évalués de manière toujours positive en pourcentage de compétences acquises. En France ils sont sanctionnés par rapport à ce qu'ils ne savent pas ! Que de violences inutiles et délétères!

Certes, l’origine des souffrances vécues par les élèves dans les établissements scolaires sont multiples. Nous ne voulons pas sous-estimer l’impact du harcèlement psychologique entre élèves sur le mal être ressenti par beaucoup trop d’élèves. Harcèlement psychologique avec ses effets désastreux qui s’expriment par la phobie scolaire, le jeune ne veut plus aller à École parce qu'il ne peut plus y aller.

 Le harcèlement peut également engendrer un état  dépressif associé à la chute des résultats, à des troubles des apprentissages et à un désintérêt pour l'école. Avec en plus tout le cortège de symptômes qui accompagnent une dépression : troubles du sommeil, agressivité en direction de l'entourage ou encore en sa propre direction.   

N’oublions pas tous ces malheurs. Mais cependant le traitement de tous ces problémes révélés dans les comportements exprimés par un certain nombre d'élèves devrait nous interroger sur  la posture imposée aux élèves par une culture commune et partagée sur l'école par  la plupart des adultes.

Il est dit et redit que la finalité de l’École en France, définie dans tous les textes, les lois et cadres institutionnels qui la régissent, est de transmettre des savoirs savants, des savoir faire et des savoir être aux élèves. Tout est mis en œuvre par les enseignants pour atteindre ces objectifs. Je nous pose alors ces questions : Pourquoi ne pas développer une vision plus globale et une approche plus humaniste des situations scolaires ? Stigmatiser publiquement les élèves qui apprennent moins vite que les autres pour qu’adolescents ils soient en rébellion vis à vis de ce monde qui les fait tant souffrir ? Ils s'en prendront au "bon " élève qualifié de "lécheur" et ils l'harcèleront jusqu'à la mal traitance physique.Est-ce cela la finalité de l’Ecole ? Pourquoi ne pas  créer un climat de confiance à l'Ecole afin que chacun  avec ses différences s'y sente bien?  Pourquoi refuser de comprendre que chaque choix organisationnel, technique ou humain qui est fait doit avoir une ambition première qui est de respecter les besoins fondamentaux des enfants, adolescents pour qu'ils puissent réaliser  leur travail  d’élève ? Respecter le jeune afin qu'il s’approprie cette valeur et l’exprime à son tour y compris vis-à-vis des autres élèves. Si  les adultes ne sont pas, pour le jeune qui apprend en observant le monde qui l'entoure, référents et modèles dans l'expression des valeurs qui guident les relations interpersonnelles, alors l’Ecole aura du mal à atteindre son objectif premier qui est d'accompagner tous les élèves vers la vie d’adulte qu’ils espèrent. Et la santé de notre société ne peut qu’en pâtir…..

 

 

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9 janvier 2011 7 09 /01 /janvier /2011 20:42

 

Transformer l’École : des perspectives pour 2012

 

L’ergonomie comme arbitre des changements

 

 

 

 

« Nos mauvais élèves (élèves réputés sans devenir) ne viennent jamais seuls à l’école. C’est un oignon qui entre dans la classe. Quelques couches de chagrin, de peur, d‘inquiétude, de rancœur, de colère, d’envies inassouvis, de renoncements furieux accumulés sur un fond de passé honteux, de présent menaçant, de futur condamné. »

  Daniel Pennac

Chagrin d’école p.70 2007

 

 

Si nous voulons trouver de nouveaux leviers pour faire évoluer le système éducatif, acceptons l’idée qu’en premier lieu il convient de changer les représentations collectives sur l’École.

La finalité de l’École, définie dans tous les textes, les lois et cadres institutionnels qui la régissent, est de transmettre des savoirs savants, des savoir faire et des savoir être aux élèves. Pourquoi ne pas développer une vision plus globale et une approche plus humaniste des situations scolaires ? Dans cette perspective, l’ergonomie propose de comprendre l’école comme un système dans lequel tout est important : la didactique bien sûr, les modalités pédagogiques évidemment, mais aussi et au même niveau d’importance, l’aménagement des temps, la durée des séances, leur planification sur la semaine, les contextes périscolaires et extrascolaires.  Chaque choix organisationnels, techniques ou humains qui est fait devrait avoir une ambition première qui est de respecter les besoins fondamentaux des enfants, adolescents et même adultes pour qu’ils puissent réaliser  leur travail  d’élève, d’enseignant ou d’éducateur. Si ce préalable n’est pas satisfait, l’Ecole ne peut permettre à tous les élèves de construire des outils pour suivre leurs propres chemins personnels vers la vie d’adulte qu’ils espèrent.

 

Observons les contextes scolaires actuels.

Comment peut-on être indifférent  aux conditions de travail subies par les élèves quand l’ambition de réussite est l’objectif prioritaire du système scolaire ?

Debout à 5h30 du matin, pour arriver à l’heure au Lycée !

Neuf heures de cours durant la journée sans aucun arrêt, pas même à l’heure du déjeuner !

Aucun outil pour apprendre !

Parqués, en plein hiver, dans la cour glaciale du collège, grelottants, en attendant que les cours reprennent !

Assis, une longue, très longue heure, à une table de cantine au lieu d’être au calme pour pouvoir continuer leur  après-midi scolaire !

Transbahutés en bus d’une école à une salle de restauration située dans un autre village, ne pouvant plus être attentifs en classe le reste de la journée !  

Prisonniers des notes depuis que leurs parents les reçoivent – tout au moins ceux qui ont Internet à leur domicile - saisies en ligne par le professeur lui-même !

Après une journée de cours, encore trois heures de travail à la maison !

 Etc.  Etc. …..

Nombreux sont les adultes qui ignorent les souffrances que vivent les élèves et, par contrecoup, les enseignants et tous les adultes qui les entourent. L’ergonomie leur demande de prendre conscience de ces réalités, elle souhaite les alerter car il en va de l’avenir de l’École. Illusion que de penser que tous les élèves pourraient apprendre quelles que soient les exigences  imposées par les contextes d’apprentissage ! Utopie que d’imaginer que, dans ces conditions, les enseignants puissent atteindre les objectifs fixés par les programmes !

Ainsi, si nous jugeons que l’École doit être le lieu de l’égalité des chances, le moment dans la vie du Jeune qui va lui permettre de construire les multiples compétences qui l’aideront dans sa vie future -qui ne sera pas toujours des plus faciles-, alors ouvrons le chantier des conditions de vie et d’apprentissage des élèves. Et demandons-nous ce que nous pourrions faire  avec les responsables politiques, les collectivités territoriales, les parents, les personnels de l’Éducation nationale, les associations impliquées dans la vie des établissements, pour permettre à tous les jeunes d’être des élèves heureux.  

Il est temps d’admettre qu’en améliorant les conditions de travail, chaque problème posé pourra être traité sinon résolu.  

Prendre en compte les réalités de travail de chacun, c’est accepter tout simplement de changer les représentations communes et partagées dans notre société sur l’École. C’est admettre qu’enseigner ce n’est pas uniquement transmettre des savoirs dans n’importe quelles conditions. C’est comprendre que l’Élève a besoin que son contexte d’apprentissage soit réfléchi au regard des ambitions d’apprentissage qu’il est en droit d’avoir, comme les adultes qui l’entourent. Comment se fait-il que la compétence « ergonomique » soit absente quand un établissement décide d’aménager les temps, les espaces, les activités, en bref, l’ensemble des contraintes que vont devoir vivre les élèves et les adultes œuvrant dans la même structure ?

Une fois que la vie dans les établissements permettra à chacun de trouver sa place et de réaliser le travail qui lui est demandé, alors la société pourra faire des choix politiques qui s’appuieront sur les valeurs d’égalité des chances pour tous, pour les élèves par rapport à la réussite scolaire et à leur intégration dans leur vie professionnelle future mais aussi  pour tous les adultes dans l’efficacité de leur travail et le déroulement de leurs carrières.

 

Quelles pistes suivre ?

1 Respecter aux mieux les besoins fondamentaux de l’élève.

Qu’est-ce que l’ergonome entend par cette affirmation ?

La réponse est évidente : il faut que l’élève puisse avoir une qualité de vie personnelle adaptée aux exigences de son travail, qu’il ait une représentation toujours positive de ses capacités à réussir, qu’il comprenne où il va et pourquoi et enfin qu’on lui ait donné des outils pour apprendre. Le schéma suivant résume cette affirmation :

 

 




 

 

 Besoins d’outils

pour apprendre

 

+

 

Besoins de sens, de cohérence

 

+

 

Besoins affectifs

Être sécurisé, aimé, en confiance

 

+

 

Besoins biologiques

             Alimentation   Sommeil    Repos    Temps personnels

 

 

 

 Ensemble des besoins que l’élève doit satisfaire pour trouver le meilleur équilibre possible dans sa situation scolaire (extrait de Stop à l’échec scolaire, Ed De Boeck, 2010 p.35)

 

Voilà en réalité les conditions pour un aménagement ergonomique des situations scolaires : respecter les besoins fondamentaux des élèves. L’ergonomie  affirme, de la plus forte des façons qui soit, que la seule chose qui soit généralisable à toutes les situations de travail qu’elles produisent des services, des objets industriels, etc., ce sont les connaissances sur les individus eux-mêmes. Il en est de même dans le cadre de l’aménagement ergonomique des situations scolaires ; seules les connaissances sur les enfants, les adolescents et l’ensemble des adultes travaillant dans ces situations-là de travail sont généralisables au monde de l’École.

 

2 Former les acteurs des temps périscolaires

La complémentarité entre les projets conduits par les acteurs de l’Éducation nationale  et  des collectivités territoriales est une nécessité pour accompagner efficacement les jeunes dans leur développement intellectuel. Certes, les temps hors temps scolaires sont le plus souvent délégués à des associations qui font  l’effort de former leurs animateurs. Ces derniers n’ignorent pas que le besoin de cohérence entre le monde scolaire et les moments dits non scolaires est une nécessité pour garantir l’efficacité des investissements humains et matériels engagés.

L’équilibre nécessaire et indispensable que les enfants vivront dans les différents moments vécus dans l’École, entre les temps scolaires et les temps périscolaires et extrascolaires, est dépendante des représentations que chacun  a de sa propre mission.

La formation des adultes peut être alors une garantie pour un accompagnement le plus harmonieux possible du jeune dans son développement intellectuel.

Quel projet défendre vers les acteurs des temps périscolaires pour composer une complémentarité nécessaire  pour le jeune élève ?

L’approche systémique proposée par l’ergonomie s’impose. Les questions à traiter ne sont donc pas uniquement « quand et quoi faire avec lui ? » mais doivent aussi permettre de trouver des réponses à  l’objectif d’accompagner les enfants en adéquation avec les intentions de l’école et de la famille. Car le chemin est difficile pour que les jeunes s’approprient les valeurs citoyennes qu’ils doivent faire vivre tout au long de leur vie. Ce citoyen, adulte en devenir, doit comprendre que pour apprendre efficacement en classe il doit maîtriser certaines habiletés comme se sentir responsable, devenir autonome dans son travail, maîtriser ses émotions, garder ou retrouver une réelle confiance en lui, etc… Les  animateurs devront mettre en place des activités qui vont  permettre aux enfants et adolescents d’apprendre à être responsables, autonomes, rigoureux tout en restant confiants dans leur capacité à suivre avec bonheur le chemin de la vie. En bref, les activités des temps périscolaires et extrascolaires doivent non seulement permettre au jeune de satisfaire ses besoins fondamentaux mais également lui permettre de consolider des compétences préalables et nécessaires à l’apprentissage scolaire. Quelle lourde mission pour les responsables de ces temps-là, animateurs ou autres…..  

 

3 Informer les parents sur les besoins de leurs enfants

Il est temps de mettre le projet de la formation des parents au difficile métier de « parents d’élèves » sur l’établi. Formons ce vœu pour 2012. Il est urgent de revoir les contenus des rencontres qui ont lieu au moment de la rentrée scolaire. Réunion inutiles quand le Parent entend le même discours tous les ans, depuis que son premier enfant a investi l’établissement, sur les programmes, les règles de vie et les sanctions appliquées dans l’établissement. C’est bien simple ils n’y assistent plus. Les raisons de leur absence sont multiples. Première raison : ils entendent tous les ans la même chose. Deuxième raison : ils ont une histoire tellement douloureuse avec l’école qu’ils craignent d’y aller. Troisième raison : ils travaillent tout simplement et ne sont pas disponibles aux heures prévues pour ces rencontres. Quatrième raison : ils craignent de ne pas comprendre ce qui va se dire. Cinquième raison : ils ont peur d’entendre des remarques négatives sur leur propre enfant. Etc. ….Il ne fait aucun doute que si l’objectif de ces rencontres parents professeurs était de construire une complémentarité efficace pour permettre à chaque l’élève de réussir au mieux dans ses apprentissages scolaires ont risquerait d’avoir moins d’absentéisme parental. C’est une gageüre à prendre.

En bref l’ergonomie a l’ambition de mobiliser toute la communauté scolaire afin d’aménager pour tous les élèves des conditions de vie et de travail  afin qu’ils soient plus disponibles pour apprendre.   

 

En conclusion,

un citoyen, qu’il ait des enfants scolarisés ou pas, peut-il accepter que le système éducatif de son pays n’arrive pas à contrôler les effets discriminatoires liés à l’origine sociale des élèves ?

Les parents peuvent-ils souffrir que ce soient les mauvaises conditions de travail dans les établissements scolaires qui soient le déterminant de  l’échec de leurs enfants ?

Est-il possible que les enseignants oublient qu’apprendre à apprendre est une priorité à tous les niveaux scolaires ? 

Sans risque, nous pouvons répondre par la négative à toutes ces questions et se demander pourquoi faut-il que la représentation commune et partagée par beaucoup trop d’experts et de politiques sur le système scolaire, le limite à la  transmission de compétences et connaissances appuyées sur la maîtrise des savoirs savants ; elle gomme l’analyse des contextes d’apprentissages et, pire, elle élimine de ses priorités la construction des compétences indispensables pour se débrouiller dans la vie.

L’efficacité des situations d’apprentissage scolaire et donc la réussite des élèves sont  indissociables d’une prise en compte de leurs conditions de travail ….pour le bonheur des élèves, des enseignants et de tous les autres.

Espérons qu’en 2012 l’Ecole comprenne l’intérêt de prendre en compte les conditions de travail dans les établissements pour améliorer leurs performances.

 

 

 

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4 janvier 2011 2 04 /01 /janvier /2011 15:43

En 2008, Julien Grenet, chercheur en économie, évalue l'impact du mois de naissance sur les trajectoires scolaires et professionnelles en France. Je le site:" notre étude montre que dans le contexte institutionnel français, les effets du mois de naissance sur la réussite scolaire ne sont pas transitoires, comme on le considère généralement, mais affectent durablement les trajectoires scolaires des élèves."

 

Quel commentaire faire de cette information qui a été largement reliée par les média?

 

Qu'a donc de si particulier un enfant qui né en décembre pour que sa destinée soit marquée d'une pierre noire?

 

En bref que nous dit cette étude?

 

Elle nous raconte tout  simplement que l'individu a une vitesse de développement personnelle, liée à son histoire personnelle c'est à dire  que sa croissance physique et intellectuelle est le résultat de la relation permanente entre ses réalités biologiques génétiques et le monde dans lequel il grandit. Ses réalités biologiques correspondent entre autres déterminants à son âge de naissance. Ses réalités contextuelles constituent en particulier l'équilibre affectif dans lequel il grandit. Ainsi la vitesse de développement est différente selon les individus puisque chacun a une histoire personnelle et des réalités biologiques singulières. A chacun sa vitesse de développement en lien avec son stock génétique, sa bonne ou mauvaise santé, son environnement affectif, etc...

Donc il est logique que lorsqu'on isole un paramètre comme la date de naissance sur un très gros échantillon ( plus 7000 individus)  l'effet de la variable date de naissance puisse apparaître.

Cependant,  nous savons tous que le problème de la difficulté scolaire ce n'est pas la date de naissance de l'élève mais le fait que l'école normalise la vitesse de développement des enfants. Les contextes scolaires actuels excluent ou marginalisent, pire stigmatisent, celui qui grandit moins vite que les autres. Ces différences entre les enfants peuvent - et nous en sommes tous convaincus- être  causées  par le fait qu'il est né en décembre alors que les enfants qui fréquentent la même classe ont pour certains un an de plus.

A contrario, remarquons que comme chaque enfant a une vitesse de développement personnelle il n'est pas étonnant de constater que parfois des enfants nés en décembre ont grandi plus vite que d'autres et ont, à 3 ans, un niveau de développement langagier ou moteur ou les deux, plus avancés que des enfants nés en janvier de la même année! C'est tout simplement l'histoire de chacun.

 

En conclusion, Il y a un danger réel à interpréter trop rapidement les conclusions de l'étude menée par Grenet.  Elle nous demande d'être trés prudents quant à la généralisation de ses conclusions à tous les enfants nés en décembre . Les recherches menées sur de gros échantillons  ont  pour but  de montrer de façon statistique l'impact d'une variable sur une  phénomène.  Elles ne nous racontent en aucun cas une réalité définitive et généralisable à tous

 

Parents d'enfants nés en décembre vous voilà rassurés.

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4 octobre 2010 1 04 /10 /octobre /2010 13:07

Pour d’autres perspectives pédagogiques : prendre en compte les conditions de travail des élèves.

« L’Élève au centre du dispositif scolaire ». Voila une formulation largement galvaudée ! Et si nous lui redonnions son sens premier….

Qu’est-ce qu’une situation scolaire dite ergonomique ? Ce qualificatif a-t-il un sens ? La réponse est évidente pourtant : une situation scolaire peut être qualifiée d’ergonomique quand elle a créé un réel équilibre, une réelle compatibilité entre l’Élève, être singulier évidemment, et les contraintes qui lui sont imposées. Aménager la situation de travail de l’Élève doit donc s’appuyer sur l’évidence que s’Il ne peut satisfaire ses besoins fondamentaux, Il aura des difficultés à s’impliquer dans le travail scolaire. Donc le déterminant des dispositifs qui vont être mis en place doit être le respect du Jeune et de ses besoins fondamentaux. L’Élève au centre du dispositif scolaire.

Mais qu’entend-on par besoins fondamentaux de l’Élève ?

Les besoins que doit satisfaire l’Élève pour faire son « métier » sont multiples. Il doit en premier lieu satisfaire ses besoins biologiques primaires : ses besoins alimentaires et ses besoins de sommeil. Comment peut-on imaginer qu’un ventre vide puisse apprendre ? Comment peut-on concevoir que l’enfant puisse suivre des activités scolaires après 14h s’il n’a pas fait la sieste alors qu’il en a encore besoin ? C’est justement pendant le sommeil que l’élève met en mémoire ce qu’il a appris pendant l’éveil ! S’il n’a pas des temps de repos pendant la journée pour reprendre son souffle, s’il n’a aucun temps personnel pendant lequel il fait ce qu’il veut et même il ne fait rien, moment indispensable pour le développement de sa personnalité, quel adolescent va-t-il être, quel adulte sera-t-il ?

La deuxième catégorie de besoins fondamentaux, c’est la satisfaction des besoins affectifs et du sentiment de sécurité. Nous avons noté combien l’affectivité, c'est-à-dire tout ce qui a trait aux émotions, aux sentiments, intervient dans les apprentissages. L’enfant qui a peur, qui est angoissé, ne peut pas apprendre. Avoir confiance en soi est une nécessité pour comprendre le monde, pour apprendre le monde.

La troisième catégorie de besoins est lié au fonctionnement même des processus mentaux : s’il ne comprend pas ce qu’il essaie d’apprendre et pourquoi les savoir qu’il doit apprendre sont indispensables à maîtriser pour avancer dans sa scolarité, il n’apprendra pas ; s’il ne peut faire des liens entre son expérience personnelle, ce qui lui est demandé d’apprendre, ce qu’il vit à l’instant et ce qu’il sait déjà, il ne comprendra pas pourquoi il doit apprendre et il n’apprendra pas.

La quatrième catégorie de besoins revendique la nécessité de posséder des outils pour apprendre. Le fonctionnement de la mémoire humaine est à l’heure actuelle bien compris et affirme que, pour apprendre, une succession précise d’activités mentales sont indispensables. Qu’en est-il dit aux élèves ? Ne leur donne-t-on pas à penser que chacun apprend différemment ? Que certains ont de la mémoire et d’autres pas ? Quand se décidera-t-on à leur donner des outils pour apprendre ? Nous verrons que c’est un des grands chantiers à mener si l’École ne veut pas laisser de plus en plus d’élèves sur le bord de la route des apprentissages. 

L'ambition d'un aménagement ergonomique des situations scolaires  impose le respect des besoins fondamentaux des élèves. Car l’ergonomie affirme, de la plus forte des façons qui soit, que la seule chose qui soit généralisable à toutes les situations de travail qu’elles produisent des services, des objets industriels, etc. , ce sont les connaissances sur les individus eux-mêmes. Il en est de même dans le cadre de l’aménagement ergonomique des situations scolaires ; seules les connaissances sur les enfants, les adolescents et l’ensemble des adultes travaillant dans ces situations-là de travail sont généralisables au monde de l’École. Pourquoi se priver de ces savoirs-là qui aideraient à trouver le meilleur compromis possible pour chaque situation scolaire forcément unique et évidemment singulière par son collectif humain, par ses espaces, par son cadre culturel et économique, etc… ?

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27 septembre 2010 1 27 /09 /septembre /2010 12:39

Approche ergonomique de la souffrance des élèves

 

par Nicole Delvolvé[1]

 

 

Afin d’aider tous les enfants et adolescents à être des élèves heureux et donc plus tard des adultes bien dans leur vie, il est urgent de traiter les causes des souffrances qui s’expriment dans le monde scolaire.

La première question à laquelle il faut donner une réponse est la définition du concept de souffrance car la polysémie de cette notion rend difficile son analyse et donc son contrôle. Les sens différents attribués au concept de souffrance n’ont-ils pas leur origine dans les différents cadres théoriques qui s’en préoccupent ?

S’appuyant sur les bases biologiques et psychologiques du fonctionnement de l’être humain, souffrance est associée à stress, fatigue, angoisse, énervement, peur, maladie, dysfonctionnement biologique. Souffrance cardiaque. Souffrance respiratoire. Etc.

Se référant au comportement du sujet, souffrance est associée à fuite, décrochage, violence, rejet, refus, démotivation, difficultés éprouvées dans la situation vécue qu’elle soit scolaire ou autre …..

Mais que l’on fasse référence aux bases fonctionnelles biologiques et psychologiques de l’être humain ou à leurs expressions comportementales les causes de la souffrance sont à rechercher dans la notion de conflit entre l’individu, ses réalités propres, biologiques, cognitives, psychologiques, sociales - ce même individu étant évidemment porteur de son histoire personnelle - et ce qui lui est demandé de vivre. Il doit vivre et grandir dans un monde fait de nombreuses réalités tellement multiples, hétérogènes et instables qu’il serait utopique de penser pouvoir les inventorier de manière exhaustive et les traiter toutes.

Face à ces réalités complexes que propose l’ergonomie ?

L’ergonomie (ou Human Factors) est la discipline scientifique qui vise la compréhension fondamentale des interactions entre les humains et les autres composantes d’un système… en vue d’optimiser le bien-être des personnes et la performance globale des systèmes. Les praticiens de l’ergonomie, les ergonomes, contribuent à la planification, la conception et l’évaluation des tâches, des emplois, des produits, des organisations, des environnements et des systèmes en vue de les rendre compatibles avec les besoins, les capacités et les limites des personnes.(IEA, 2008)

L’ergonomie propose de mieux penser l’équilibre entre l’individu et son environnement, tout en étant consciente des limites auxquelles elle se heurte face à certains aspects qui définissent l’individu à un moment donné. Impossible de reconstruire une histoire personnelle très douloureuse mais par contre donner des outils à l’élève pour qu’il avance quand même vers une vie heureuse, c’est là l’ambition et les limites affichées de l’ergonomie appliquée à la situation scolaire. Force est de refuser que l’école soit elle-même génératrice de souffrance. Et pourtant ! Combien d’adultes ignorent qu’un diagnostic public « d’élève en difficultés » est une souffrance insurmontable pour certains jeunes. Tous n’ont pas la capacité de continuer à donner du sens à leur vie d’élèves quand leurs journées sont jalonnées par des mauvaises notes ou des remarques négatives sur leurs « mauvais » comportements. La résilience n’est pas un don distribué à chacun à la naissance !  

L’ergonomie définit  le concept de souffrance comme le résultat sur le sujet opérateur du conflit qu’il doit supporter entre ce qu’il est (états biologique, affectif, cognitif, social,…, histoire personnelle) et ce qu’on lui demande de faire.

Les notions de compatibilité ou d’adéquation ou d’équilibre sont les objectifs visés par l’ergonome. Quand il y a conflit entre ce qu’est l’opérateur du point de vue biologique, psychologique, cognitif, conatif, et les conditions de travail auxquelles il doit répondre du point de vue des relations humaines mais aussi par rapport aux organisations temporelles, matérielles, économiques, c’est souffrance pour l’opérateur. Quand il est demandé à un élève d’apprendre alors que son cotexte de vie ne lui permet pas de satisfaire ses besoins biologiques ou affectifs alors il n’arrivera plus à apprendre. L’expression première de ce conflit pourra être le repli sur soi, le refus de s’investir, l’absentéisme, la violence, des troubles psychosomatiques, etc… Ces profils comportementaux sont le plus souvent traités de manière curative alors que l’ergonomie propose une démarche préventive.

L’incompatibilité entre les deux éléments de l’interaction ( éléve et contexte ) crée un conflit qui engendre de la souffrance avec sa kyrielle d’effets secondaires.

Sur quelles bases l’ergonomie s’appuie-t-elle pour prévenir le plus possible les dysfonctionnements observés afin de créer cet équilibre reconnu comme extrêmement fragile ? Réaffirmons encore qu’elle ne prétend pas traiter les douleurs que certains élèves portent en eux en raison d’histoires personnelles délétères mais elle affirme que l’Ecole, au non de l’égalité des chances, n’a pas le droit de les renforcer.

Il est donc fondamental que l’Ecole - définie de manière globale -  c’est à dire en impliquant tous les acteurs des temps scolaires, périscolaires et extrascolaires, s’assure que chaque élève puisse le mieux possible satisfaire ses besoins fondamentaux. L’équilibre donc le conflit sera d’autant mieux contrôlé que les besoins biologiques, affectifs, cognitifs et d’outils pour apprendre, seront satisfaitS.

 Cet objectif immense de préserver l’équilibre de la situation élève-travail engage plusieurs projets. Les investir tous serait la posture la plus efficace pour préserver le bonheur de l’élève et son avenir d’adulte :

 

1- Éviter de mettre des élèves en situation de souffrance, c’est leur permettre de satisfaire leurs besoins biologiques

 

Quelques questions à traiter d’urgence :

Ont-ils tous déjeuner le matin avant de commencer leur matinée, qu’ils soient tout-petits en école maternelle ou très grands au lycée ?

Ont-ils tous dormi suffisamment pour faire avec efficacité leur métier d’élèves ? Les temps scolaires et les rythmes de l’élève, un enjeu qu’il est urgent de régler pour moins de souffrance dans les situations scolaires.

Ont-ils tous des espaces pour faire de vraies pauses pendant leurs longues journées de classe ou de cours ?

Qui leur apprendre à faire la pause qui leur permettrait  de recréer des capacités pour une efficacité de leur travail scolaire : pourquoi se reposer est-il associé à un manque de conscience du travail et de ses exigences?  Pourquoi n’y a-t-il pas d’espaces dans les établissements scolaires pour satisfaire cette ambition ?

Etc.  

 

2- Éviter de mettre des élèves en situation de souffrance, c’est leur permettre de satisfaire leurs besoins psychologiques.

 

Ne pas avoir peur de se tromper !

Comprendre que c’est normal de ne pas savoir quand on est en train d’apprendre ! Trouver du plaisir à apprendre !

Pourquoi toujours la note alors qu’elle enfonce celui qui a une mauvaise note dans l’idée que la réussite scolaire c’est pour les autres?

Etc.

 

3- Éviter de mettre des élèves en situation de souffrance, c’est  leur transmettre des outils pour apprendre. 

 

Pourquoi la France n’apprend-elle pas aux élèves à apprendre alors que les directives européennes l’y invitent?

Pourquoi continuer à véhiculer l’idée que le cerveau est un organe du corps humain qui aurait des réalités fonctionnelles strictement personnelles ? Nous sommes tous d’accord pour reconnaître que dans une même situation chaque individu réagit différemment. Par contre les neuroscientifiques ont depuis longtemps démontré comment fonctionne la mémoire humaine et quelles conditions doivent être respectées pour apprendre c'est-à-dire construire de nouvelles traces mnésiques en d’autres termes de nouvelles connaissances ?

Pourquoi continue-t-on de faire le diagnostic d’élèves « intelligents » et d’élèves « nuls » ? Bien sûr si on attend trop longtemps pour lever le verrou cognitif ou conatif qui l’empêche d’apprendre, oui il sera « irrécupérable » et les adultes seront confortés dans leur propre prévision ! 

 

 

4-Éviter de mettre des élèves en situation de souffrance, c’est aussi répondre à d’autres questionnements :

 

Pourquoi leur donner encore du travail à faire en dehors des temps scolaires alors qu’ils n’ont pas tous, les temps, les espaces, la liberté, de le faire?

 

Pourquoi ignorer le lien indissoluble entre enseignant et élève ? Améliorer les conditions de vie et de travail des élèves pour améliorer les conditions de travail et donc le bien être des enseignants. Améliorer les conditions de vie et de travail des élèves pour une meilleure perception par l’enseignant de l’efficacité de son travail et des ressentis qu’il exprime par rapport au plaisir d’enseigner

Améliorer les conditions de vie et de travail des élèves pour une réelle harmonie dans les établissements scolaires.

 

 

En conclusion

L’ergonomie est une science humaine qui refuse l’idée du bon ou du mauvais élève, du bon ou du mauvais enseignant, du bon ou du mauvais établissement.

Elle engage toute la communauté éducative à rechercher le meilleur compromis possible entre facteur humain et contraintes contextuelles pour éviter la souffrance au travail de chacun, enseignants, élèves et les autres

 

 

 

Bibliographie

 

Damasio, A.R. (1995) L’erreur de Descartes : la raison des émotions, Ed. O.Jacob.

 

Delvolvé, N. (2004), Mon enfant, cet élève. Le guide pour tous les parents, Ed. Milan.

 

Delvolvé, N. (2005) Tous les élèves peuvent apprendre. Approches psychologiques et ergonomiques des apprentissages scolaires. Ed. Hachette Education.

 

Gardner, H, (2008), Les intelligences multiples, Ed. O.Jacob

 

Delvolvé, N. (2010) Stop à l’échec scolaire. L’ergonomie au secours des élèves, Ed. De Boeck, Bruxelles.

 

 

 



[1] Enseignant Chercheur IUFM Midi Pyrénées

nicole.delvolve@toulouse.iufm.fr

Tel 05 62 25 20 62

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