En ergonomie, appliquée aux situations d'apprentissages scolaires, la notion de bonne ou mauvaise modalité pédagogique n'a pas de sens sauf à comprendre qu'à moment donné une modalité parait plus pertinente.
Car l'élève est une réalité complexe qui nous est racontée par les conceptions successives des théories de l'apprentissage. En réalité l'élève est à la fois un creuset à remplir, un individu, un cerveau, un être social .. Pour l'ergonome il est la somme de toutes ces réalités : il est un opérateur.
Le tableau ci-joint résume l'évolution au cours du temps de la façon dont les chercheurs, les pédagogues, les psychologues, les neuroscientifiques pensaient les élèves.
De ce constat , une évidence : il n'y a pas une seule modalité pédagogique qui, quels que soient le niveau des élèves, le contenu à transmettre, le moment de la rencontre, le jour de la rencontre, en bref quel que soit l'ensemble des paramètres contextuels pourra être qualifiée de bonne ou mauvaise quant à son efficacité à accompagner tous les élèves vers la maîtrise du savoir, savoir-faire ou savoir-être en jeu.
Par contre, il est aisé de comprendre qu'une modalité pédagogique quelle qu'elle soit doit satisfaire des invariants qui définissent toutes les situations d'apprentissages scolaires : respect des besoins fondamentaux des élèves, confiance, sens et structuration du savoir.
L'efficacité de l'entreprise Ecole est dépendante de la capacité à changer de paradigme. Penser le métier de l'Elève et l'ensemble des contraintes auxquelles cet "opérateur" est soumis permettrait de penser autrement et donc d'agir autrement.
Comprendre sur quelle conception de l'élève s'appuyer pour inventer des pédagogies alternatives.